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PREMIERES NAVIGATIONS ; par Pauline

 Pauline nav1
 On est partis de Rochefort au moteur.
 Je m’imaginais une traversée pépère avec un grand soleil ; malheureusement nous étions partis un peu tard en saison pour faire ce genre de traversée à cet endroit. La vérité m’a heurtée de plein fouet, un bateau, ça bouge. Le mal de mer nous a tous pris dès qu’on a dépassé l’île d’Aix. J’étais loin d’imaginer que ça pouvait être ça la navigation. Bientôt on a coupé le moteur, mais le mal de mer est resté. Je mangeais peu, je ne pouvais pas lire ni jouer à un jeu vidéo. De temps en temps, j’écoutais de la musique, mais je ne pouvais pas le faire tout le temps car je devais économiser la batterie de mon MP4. Bref, cette navigation est vite devenue d’un ennui mortel. La journée, je me couchais sur un banc du cockpit et je regardais la mer, en attendant que les jours passent ; c’était le meilleur moyen que j’avais trouvé pour passer le mal de mer. Mais que ce bateau était lent ! nav(24)La terre n’était toujours pas en vue !
 
La nuit, on dormait tous entassés sur la banquette du carré arrière. Que les choses étaient différentes !!! Mais au bout du troisième jour, le mal de mer partit brusquement. Je pouvais manger de vrais repas, d’ailleurs je mangeais tout le temps. Ma mauvaise humeur constante, qui jusqu’alors me suivait partout, avait aussi disparue ; ce qui plut beaucoup à l’équipage car ils commençaient à en avoir plein les bottes. Puis le quatrième jour, je me suis réveillée et suis sortie. Incroyable, on voyait la terre ! Et de prés en plus ! On longeait la cote Espagnol. Quel bonheur d’être enfin arrivé quelque part après une traversée difficile !

 

 

galice1 L’escale à Muros a été trop brève à mon gout, mais les parents devaient avoir hâte d’arriver à Lisbonne. On a tous pris des douches, j’ai essayé de démêler mes cheveux (avec le mal de mer, je n’avais pas trop eus le courage de le faire en traversé), et on a été se promener. Pendant plusieurs jours on a pu se reposer mais après, il a fallu repartir, et, moi je n’en avais pas envie du tout…. Finalement, je n’ai rien dis à personne et on est tous partis sans histoire.

 La première journée, j’ai eus un peu le mal de mer, mais dès la deuxième, ça n’était plus qu’un mauvais souvenir, et la troisième journée, on est arrivés à Lisbonne. Cette navigation m’a parue « courte », c’est le moins que puisse dire.

 

Lisbonne, ç’était incroyablement grand par rapport à Muros, j’étais impressionnée… Et puis c’était une vraie escale, pas comme Muros, Muros on s’était juste arrêtés là parce qu’on était épuisés ; Lisbonne, on y était parce qu’on l’avait choisie ! On s’y  est installé, et on s’y est tout de suite plus. Elle n’empestait pas le gasoil, comme toute les grandes villes, ses rues étaient pavées, de tout petits pavés carrés, et puis il y avait des tas de choses à visiter.lisbonne pont réduite

 Et, surtout, il y avait une place à skate (une aire de jeu dédiée aux skates) juste devant le port. Dès que je le pouvais, j’allais y faire du skate avec Basile. On ne s’était pas vraiment fait d’amis, à part Ewen et Maywen qui habitaient le bateau d’en face. (Il faut préciser que Ewen avait deux ans et Maywen quatre). On ne voyait donc pas beaucoup d’enfants de notre âge. Heureusement Camille et Emma, nos cousines, sont venues nous rendre visite. On a donc pu visiter un château ensemble. Ensuite, elles sont reparties. Et, peu de temps après, on a fait voile vers les Canaries.nav (18)

Au début, les jours passaient vite, le troisième jour, il n’y avait pas de vent du tout, alors on a repliés les voiles pour manger. Avec Basile on a pu se baigner, on avait toujours peur qu’un monstre marin surgisse des abysses et nous engloutisse tout rond. Et le reste de la journée on a mis le moteur. Le lendemain était une journée couverte. On ne voyait pas le soleil, de plus, il faisait froid ; je ne pouvais donc pas sortir dehors. Puis le bateau s’est mis au près. Tout était penché ; se déplacer dans le bateau devenait plus dur que jamais. Je n’avais rien d’autre à faire que de m’entasser avec les autres dans la banquette. C’est drôle comme dans un bateau tout change si rapidement. La veille j’étais au septième ciel, et ce jour-là, je me demandais ce qui m’avait pris d’accepter de partir en bateau pour un tour du monde. Cette journée a passé lentement, ce fut surement la plus longue journée depuis le début du voyage. Les deux autres jours qui ont suivis étaient tout aussi ennuyeux. On était plus au près, mais le soleil n’était pas revenu pour autant.

Puis un matin, l’île en vue, l’arrivée au mouillage de Graciosa, la plage, le soleil, l’eau chaude, les poissons….    

 Pauline

LE DEPART ; par Véro

LE DEPART ; par Véro dans (01)départ oboe-en-nav-4-300x200

 

  Nous voilà enfin partis de Rochefort, nos amis Pierre et Camille sont partis la semaine dernière et nous sommes tristes d’avoir perdu leur compagnie… les enfants  trouvent les préparatifs de départ trop longs, nous nous dépêchons de finir l’avitaillement et nous décidons de larguer les amarres, une fenêtre météo se présente justement, c’est un peu juste mais ça devrait aller et nous avons peur de rester coincés au port par le mauvais temps, nous sommes déjà fin septembre…

Nous n’avons pas fait beaucoup d’essais depuis que nous avons remis le bateau à l’eau, mais comme nous connaissons bien notre voilier, nous partons confiants…. Nous avons juste effectué deux petits bords de près, pas le temps de  faire une vrai nav, ou de prendre le mouillage à l’île de Ré comme nous l’avions prévu… il est temps de quitter la France !

Nous invitons nos amis samedi, et nous passons une soirée agréable, toutes nos connaissances passent un petit moment en notre compagnie et c’est un joli défilé dans le carré d’Oboe,  le lendemain nous nous consacrons aux derniers préparatifs.

Lundi 17 septembre nous pouvons enfin partir, et c’est avec un bonheur évident que nous descendons une dernière fois la Charente, nous avons espéré cet instant depuis longtemps et nous nous sentons vraiment prêts.

nav(23)Nous n’avons jamais pris un départ aussi serein, lors de nos précédents voyages nous avons toujours eu des soucis techniques de dernières minutes, cette fois-ci nous avons décidé de partir avec un bateau bien préparé, Bernard a soigné les finitions, et tout est calé, bien rangé

Nous prenons juste une bouée à l’île d’Aix pour resserrer le presse étoupe, ça nous prend un quart d’heure, nous en profitons pour faire sécher le linge humide de notre dernière lessive… il fait soleil, mais pas de vent, nous devons sortir du pertuis au moteur.

Les enfants sont fascinés par toutes les méduses que nous croisons, c’est vrai qu’elles sont impressionnantes et en taille et en nombre.. nav3

En sortant du Pertuis nous prenons le cap direction l’Espagne…. La traversée commence, nous sommes heureux, mais nous n’avons toujours pas de vent.

Nous continuons donc au moteur. Au moment du repas le bruit et l’odeur nous incommodent, nous essayons donc les voiles mais ce n’est pas très confortable….

Heureusement un petit souffle finit par rentrer, et nous envoyons le génois léger. Le soir même le vent est bien établi, nous retrouvons la houle du grand large, ça fait si longtemps…. 

(Véro)

 

 

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