Archives pour la catégorie (05) la Martinique

AVENTURES EN PLONGEE; par Pauline

C’est en Martinique qu’on a vraiment appris à plonger, moi et Basile. A Ste-Anne, l’eau était transparente, mais les poissons se cachaient. On n’en voyait pas souvent, pourtant on aimait bien aller plonger avec Léo.

 

Le coffre au trésor.

plongéeErwan nous a dit qu’il a découvert un coffre enfoui sous l’eau. Ça fait deux jours de suite qu’on le cherche désespérément. Ce sera sans doute une fausse joie, mais on n’a pas pu s’empêcher d’imaginer un coffre de pirate remplit de trésors. Je nage en observant les fonds. Basile est à côté, sur l’Optimiste. Ça y est ! Léo l’a enfin trouvé. Je viens voir. Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue, il n’est pas comme dans mon imagination, avec de grandes ferrures dorées et une grosse serrure. Il est profondément ensevelit. C’est une caisse, Tout ce qu’il y a de plus simple. Il y a un trou rond au-dessus qui pique notre curiosité.

PICT0228Pas de temps à perdre. Ce sera pas facile, mais on va essayer de le déterrer. Basile sort le grappin, Léo plonge l’accrocher au trou. Je monte remplacer  Basile sur l’Opti. Maintenant, on tire ! Léo et Basile poussent derrière, moi,  je rame de toutes mes forces.

« - Hooo… hisse ! Hooo… hisse !… »

 On s’imagine déjà trainer l’île toute entière avec notre barque, alors ce n’est pas un petit coffre de rien du tout qui va nous résister. Les garçons plongent la tête sous l’eau pour voir le coffre.

« - Il a bougé ! » s’écrie Léo.

Je saute à l’eau pour vérifier. C’est vrai ! On dirait qu’il a bougé un peu, juste de quelques centimètres. Ça nous redonne du courage et on tire de plus belle. Mais au bout de dix minutes, il faut bien se rendre à l’évidence, il n’a pas bougé d’un poil (et en plus il n’a pas de poils !).

Copie de jeux d'ados(3)« - Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

Vite, une solution… Le bateau de Léo n’est pas loin.

« - On va tirer le coffre depuis le bateau avec un winch. »

Ça, c’est une riche idée ! Léo part chercher un long bout. Il revient avec Alain, son père, qui se moque de nous quand on lui assure qu’on a réussi à le bouger, il n’y croit pas une seconde. Après avoir accroché le bout et retiré le grappin, on rentre tous au bateau et j’accroche l’Opti derrière. On se relaie tous pour tirer au winch.  Au début, c’est le bateau qui bouge, mais tout à coup Elsa s’écrie :

« - Il a bougé ! »

De nouveau je plonge. Cette fois, il a vraiment bougé ! J’en suis persuadée. On est en train de le traîner. Il est beau !… On dirait qu’il a des dorures, enfin, un peu…

 Lorsqu’il est remonté sous le bateau, on plonge tous pour le voir, mais un nuage de sable nous empêche de distinguer quoi que ce soit. Soudain, Elsa crie :PICT0188

« - il y a une murène ! »

C’est la panique, tout le monde se sauve. Lorsqu’on revient voir, il n’y a plus rien. Mais on peut enfin distinguer le fameux « coffre »…

Déception ! Il n’est pas remplit de pièces d’or, comme on l’imaginait, Il est vide… Il manque un des côtés. Basile dit que c’est  l’habillage en bois d’un réchaud de bateau ; c’est dommage, quand même ! Enfin, on s’en doutait un peu.  Mais on s’est quand même bien marré.

Après coup, ce qui nous inquiète vraiment, c’est la murène qui vivait dedans. Nous nous rappelons tous avoir  approché notre main du trou.

C’est dingue !  Je  sais pas si vous réalisez, mais on a échappé de peu à la mort !…

(Pauline)

CHANTAL, HISTOIRE D’UNE TEMPETE; raconté par Basile

On nous avait dit que ça n’allait pas être trop fort, comme pour les derniers passages d’ondes tropicales, juste un peu plus de vent. Mais je ne sais pas ce qui nous a fait réagir, un mauvais pressentiment, une vague inquiétude ? En tout cas nous avons préparé le bateau, nous avons tout rangé de fond en comble pour que rien ne puisse tomber ou s’envoler pendant la tempête, nous avons mis une deuxième ancre, mais les problèmes ne sont pas venu de notre bateau.

Le matin de la tempête, nous nous réveillons tous vers 6h, à 8h, le vent a atteint les 40 nœuds et les vagues commencent à se former. Papa attend la météo à 11 h sur la Vhf. La tempête n’est pas à son plus fort et pourtant il y a déjà des bateaux qui dérapent et des gens qui appellent à la Vhf pour venir se faire secourir.

A 10 h la tempête a vraiment forcit, avec des vents de 60 nœuds, le moteur nous permet de zigzaguer au milieu des bateaux qui dérapent.chantal(2)

A 11h, c’est l’enfer, les bateaux bougent partout autour de nous. Nous perdons de vue nos voisins dans la pluie et les embruns. Nous voyons des ombres passer puis certaines plus proches, que nous esquivons avec peine.

Un monocoque entravé dans un catamaran, accroché à un corps mort, passent à côté de nous.

Le stress s’installe, nous avons surtout peur du gros bateau devant nous, mal accroché. Papa a raté la météo mais nous la connaissons déjà ! Les vagues sont fortes et les rafales couchent le bateau.

 

 

chantal(3)

Nous avons un bateau à notre droite qui fait des allers retours en essayant de remouiller et à un moment il  essaye de passer devant nous mais il prend le cordage de notre deuxième ancre dans son hélice. Il dérive entre nous et le bateau voisin, Maman tourne la barre d’un coup pour l’éviter, mais Papa avait accroché un pare-battage sur le cordage de l’ancre. Et c’est le bout du pare-battage que nous accrochons dans notre hélice.

 Nous nous retrouvons donc sans moteur, avec une seule ancre, et un autre bateau accroché derrière sur notre arbre d’hélice. Heureusement la tempête se calme et Papa plonge pour enlever le bout autour de l’hélice.

Quand le calme revient, le voisin plonge à son tour, et nous récupérons enfin notre deuxième mouillage.

Nous apprenons qu’il y a eu entre 60 et 70 nœuds et que les rafales sont montées jusqu’à 90 nœuds. Dans la baie les bateaux sont éparpillés partout, emmêlés les uns avec les autres, échoués dans la mangrove ou sur les cailles. Beaucoup de bateaux sont abimés.chantal(4)

Bilan à bord d’Oboé : 10 mètres de corde perdus et beaucoup de stress, pas grand chose pour une grosse tempête.

On s’en est quand même bien sortit !

 

Basile

 

MES POTES DE LA MARTINIQUE ; par Pauline

 

Quand on m’interroge sur la Martinique, c’est à eux que je pense.

On était sept, tous à peu près du même âge. A un moment, on ne savait même plus sur quel bateau aller, tant on était nombreux. On a d’abord rencontré Elsa et Léo. C’était Erwan et Céline, les parents d’Ewen et Maywen, qu’on avait retrouvés un peu plus tôt, (voir « Premières traversées »), qui connaissaient leurs parents, car ils avaient une fille du même âge que Maywen. Elsa et Léo venaient à Ste Anne le week-end et rentaient au Marin en semaine. On les a rencontrés, on s’est tout de suite bien entendus. On allait beaucoup plonger en apnée. Ils parlaient d’un ami à eux qui était au Marin et qui s’appelait Horion. Au bout d’un moment, on en a eu marre de les voir que le week-end et on les a suivis au Marin. On a fait la connaissance d’Horion.jeux d'ados(6)

Un après-midi où j’étais seule avec Elsa (Basile était parti chercher Léo qui faisait de l’ordi au café internet et Horion faisait du Hobby 4 avec son club), Elsa m’a dit: «- y’a un cata avec deux filles, on va les voir ? » J’ai regardé le cata en question, il y avait deux adolescentes sur le pont, et j’ai dit oui. Elles venaient d’arriver une heure avant et on les avait déjà intégrées dans notre bande. Elles s’appelaient Eoline et Cian. Voilà, on était sept, 4 filles et 3 garçons, on s’était trouvés !

 

baignade sous la pluie à ste-Anne

baignade sous la pluie à ste-Anne

 

Pendant les mois qui ont suivis, on ne s’est pas quittés. On avait deux barques pour faire des allers retours entre les bateaux. Quand on était au Marin, on allait au café internet, à la pizzeria faire du skate (et manger des pizzas), ou alors on se donnait rendez-vous sur un bateau pour jouer à un jeu de société ou regarder un film. A Ste-Anne, on se baignait d’un bateau, on allait plonger, on faisait de l’optimiste ou de la planche à voile, et le soir on faisait des barbecues sur la plage. Ça, c’est des bons souvenirs. Les parents nous appelaient : « la bande d’ados du Marin ».

On a aussi connu Maxime. Il était sur un bateau juste devant nous et on a débarqués tous les sept. On a joué au Kem’s. C’était notre jeu préféré. Le souci c’est qu’on doit être un nombre pair pour y jouer. Ce jour-là on était huit. Ce jour-là seulement, car il est partit le surlendemain. Ensuite, c’est Eoline et Cian qui sont partie. Puis Horion. Ils sont rentrés en France pour les vacances, et la bande qu’on formait avant ne fut plus qu’un bon souvenir.

(Pauline)

 jeux d'ados(2) jeux d'ados(3)

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