Archives pour la catégorie (06)Grenade et les Grenadines

PLONGEE A CARRIACOU; par Bernard

carnavalcarriacou-retouche (5)C’est au carnaval de Carriacou, que nous rencontrons Richard le québécois avec qui nous devrions faire notre baptême de plongée bouteille. C’est Jérôme (un copain de bateau) qui nous a parlé de ce petit centre de plongée ou nous pourrions faire nos premiers pas. La langue française (plus facile pour les explications!) et aussi le fait que l’initiation se termine par une vraie plongée d’une demi heure par 10m de fond, m’avait donné envie de faire un arrêt à Tyrell-bay pour nous essayer aux bouteilles.

Malgré le bruit du carnaval, le courant passe tout de suite avec Richard, son humour me séduit et il dégage une certaine maturité qui me sécurise tout de suite; Rendez vous est pris pour jeudi avec Basile, Pauline et moi (Véronique, bien qu’invitée hésite avec ses problèmes d’oreilles, finalement elle ne viendra pas).

En fait cela fait longtemps que j’avais envie d’essayer de nager sous l’eau sans avoir le problème de devoir remonter tout le temps à la surface pour prendre sa respiration, d’autant qu’avec l’âge, mes apnées ne se sont pas améliorées! Pourtant pendant toutes ces années de vie sur le bateau des occasions se sont présentées, mais je n’ai jamais franchis le pas, je ne sais pas vraiment pourquoi. Mais là, l’envie des enfants est un moteur puissant et l’occasion de réaliser enfin mon rêve.

Jeudi matin 9h00:

La journée commence par la visualisation d’un petit film nous présentant ce que nous allons faire dans la matinée. Quelques consignes de sécurité, une ou deux démonstrations, l’ordinateur qui bug… ça va, pour l’instant le réveil n’est pas trop violent! Pour Basile et Pauline l’ennui guète vite, mais heureusement le film ne dure que 20 mn!

9h30:

Présentation du matériel, explication rapide de comment tout cela fonctionne, et on enfile tout ça sur le dos, hoouufff!!!… On m’avait parlé de la magique impression d’apesanteur de la plongée… ça doit être dans l’eau parce que sur la plage tout le matériel pèse le poids D’un âne mort.

10h00:

initiation dans la « piscine » comme L’appelle Richard (en fait le bord de la plage!); On apprend à vider notre masque, à respirer à deux sur la même bouteille, et aussi les quelques signes basiques de sécurité pour communiquer sous l’eau. L’enseignement est plutôt dense, beaucoup de choses a assimiler dans un univers qui ne nous est pas familier, mais c’est le prix à payer pour pouvoir enchaîner une plongée sur les coraux juste après. Le seul qui se fait réprimander pour ne pas suivre les consignes… c’est moi.

11h00:

On embarque le matériel sur le bateau, je sens les enfants impatients et moi j’ai un léger pincement au cœur, serait-ce une pointe d’angoisse? Bon je me rassure, plonger à 10m je l’ai déjà fait en apnée, je sais qu’en cas de problème la remontée est assez rapide, mais cette fois on va RESTER au fond et ça change tout. Très vite l’envie et la curiosité sont plus fortes que mon appréhension.

11h15:

Le bateau est mouillé sur sa bouée à la pointe. On enfile le gilet, dernières consignes de Richard et Diane (sa femme) qui plongent avec nous. Ils nous expliquent le déroulement de la plongée, de faire attention en descendant le long du mouillage aux coquillages sur le cordage qui coupent les mains. Richard rajoute aussi une ou deux notes d’humour pour nous détendre avant la plongée.

J’ajuste mon masque, le détendeur, j’ai mes palmes aux pieds, et je bascule en arrière…aïe! je me tape la cheville sur le bord du bateau.

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j’ai un look d’enfer avec les cheveux en l’air et le masque qui me ride tout le front

J’entame moi aussi ma descente le long du cordage, le bruit des bulles, de l’air dans le détenteur, tout est assez étrange et nouveau pour moi.

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Pauline descend le long du mouillage

Arrivés en bas nous nous regroupons, il y a Richard, bien sûr, Diane, Jérôme qui finit son niveau et Salomé sa fille de 12 ans, Pauline, Basile et moi. Je me découvre un problème, je ne suis pas assez lesté, résultat : je suis constamment en train de palmer pour rester au fond, c’est assez désagréable et ne m’aide pas à trouver mon calme. Richard se rend compte du problème et me glisse un poids d’un kilo dans mon gilet, cela améliore un peu les choses, mais ne résout pas complètement le problème, je continue à faire le yoyo.

Richard nous avait promis plus de cent espèces différentes de poissons sur le récif, je commence à compter!

 

 

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Basile avec le petit crabe

Richard à trouvé un tout petit crabe de mer avec de très grandes pattes, il le donne aux enfants et fait des photos. Celui-ci me vise avec son appareil photo, je pense d’abord à sourire, puis je me rappelle un de ses conseils, arrêter de respirer quand on vous photographie… sinon on voit que des bulles!

Nous nageons en longeant le récif, sous l’eau je perds la notion du temps.

 

Je suis en admiration devant les constructions de corail qui toutes abritent de la vie, des poissons de toutes les couleurs, tout cet univers est grossi par le masque; Je pense à regarder mon manomètre, aïe! plus que 65 bars (la zone de sécurité est à 50 bars), j’ai beaucoup consommé, ça doit être à faire des efforts pour rester dans le fond (je suis tout le temps en train de palmer pour rester au fond). Je vois Diane, Jérôme, et Salomé qui partent, avec Basile nous les suivons, par contre j’ai perdu de vue Richard et Pauline qui sont partis de leur coté. Je ne sais plus où je suis, sous l’eau j’ai perdu le sens de l’orientation, je fais confiance à nos guides. Nous quittons la zone de coraux, maintenant nous sommes sur des fonds de sables, tiens! Nous retrouvons le mouillage du bateau, on a du faire une longue boucle!

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Basile en apesanteur

 

 plongée-6Une fois retrouvé la surface, Willy (le marin resté sur le bateau) récupère notre matériel.

 

 

 

 

J’apprends que c’est Richard qui à demandé à Diane de nous ramener au Bateau. Il a vu que  Salomé et moi  étions en fin de bouteille.  Pauline et Richard arrivent quelques minutes après, ils ont prolongé un peu la plongée.

 

Basile est triste et un peu fâché, il avait fait très attention de ne pas consommer trop et c’est à cause de moi qu’il à été obligé de remonter (pour des questions de sécurité on plonge en Binôme, Pauline était en Binôme avec Richard).

A cause de moi, Basile a perdu 5 ou 10 mn de pur plaisir, pourra t’il jamais me pardonner?

C’était-pas-ma-faute-c’est-à-cause-que-j’étais-pas-assez-lesté!

 La prochaine fois je plonge avec une grosse pierre accrochée autour du cou!!!!

Bernard

TOBAGO-CAYS épisode 2; par Bernard et Basile

5 mauvaises raisons pour ne pas aller aux Tobago-cays:

-         Les mouillages y sont pleins de bateaux, on dirait l’île de Ré un 15 août.

-         De grands catamarans de charter ramènent tous les jours leur cargaison de touristes sur les plages.

-         Il y a des cabanes-barbecue, des vendeurs de paréos partout, et les Boys-boat nous sollicitent tout le temps.

-         On ne peut plus chasser, ça n’est plus un mouillage sauvage de pirates.

-         Le mouillage est devenu payant et il n’y a même pas de supermarché.

 

5 bonnes raisons d’aller aux Tobago-cays:

-         Il n’y a pas de supermarché!

-         C’est devenu une réserve, et l’environnement y est un peu mieux protégé.

-         A certaines saisons ça ressemble encore à un mouillage de pirate.

-         Le soir quand les grands catamarans ont rembarqué leurs clients et que les vendeurs de paréos ont plié leurs échopes, les plages sont désertes pour le couché du soleil ou pour un barbecue nocturne.

-         Il y a des opossums et des tortues.

apnée(4)

 

 Les Tobago-cays c’est un peu le fantasme de tous les navigateurs, un petit groupe d’îles désertes, toutes petites et protégées de l’alizé par un long récif de corail immergé. C’est aux Antilles ce qui ressemble le plus aux lagons Polynésiens. Le problème c’est que ces îles payent cher leur beauté naturelle par une fréquentation excessive. En pleine saison (Décembre à mars) difficile d’y rêver d’un mouillage solitaire, alors que c’est la destination préférée des loueurs de bateaux. Mais nous y sommes venus en septembre (en pleine saison des cyclones) et du coup nous avons eu des mouillages à seulement 2 ou 3 bateaux. En cette saison, pas de vendeurs de paréos ni de barbecues organisés sur la plage par les locaux; C’est vraiment un régal, il faut juste faire un peu attention à la météo ( on trouve toujours un bateau américain qui la reçoit par satellite et qui est très heureux de rendre service!), les Tobago-cays sont déjà très sud et presque en dehors de la route des cyclones.

Les tobago-cays sont aujourd’hui une réserve, la pêche et la chasse sous marine y sont interdites. Pour y mouiller il faut payer une taxe ( 10EC$ soit 3,5euros par jour et par personne), une « réserve à tortues » à été crée ou l’on peut plonger avec les tortues, nous nous en sommes donnés à cœur joie!     Bernard

 

http://www.dailymotion.com/video/x1cqom9 

 

La navigation de la Martinique à Grenade a été une des meilleures depuis le début du voyage car je n’ai pas vomi, HIPIPIP HOURAAAA !!!!! Bon… Bref, naturellement elle n’a pas été parfaite vu que je n’ai pas péché de poissons. Pendant cette navigation l’endroit que j’ai préféré c’est quand même les Tobago-Cays (un des meilleurs sites de plongée qu’on ait fait depuis le départ).

 

PICT0215En arrivant au Tobago Cays je me suis rendu compte que c’étaient les îles que je m’imaginais avant de partir en voyage,  elles sont plates, pleines de sable et de cocotiers, on dirait qu’on les a posées là au hasard, au milieu de l’océan. Première chose, après avoir jeté l’ancre, sauter à l’eau! j’en profite pour regarder ce qu’il y a sous l’eau, mais je ne vois pas les tortues dont on nous a parlé. Nous avons l’impression de mouiller en pleine mer, la seule choses qui change c’est une barrière de corail qui retient les vagues mais pas le vent, nous sommes tout le temps balayés par un souffle puissant. L’après-midi nous allons nous promener sur l’île la plus proche, elle n’est quasiment faite que de pierres mais il y a une petite digue de sable ou nous accostons. Tout le temps balayée par le vent, cette île est magnifique et je crois que c’est ma préférée. En nous promenant nous croisons pleins d’animaux, un iguane, des bernard-l’hermite et pleins de tortues terrestres. Nous arrivons vite au sommet de cette île toute petite.

Biguine

 Le Lendemain nous allons voir Erwan et Céline (des amis) qui sont arrivés le matin, ils nous disent que pour voir les tortues de mer il faut s’approcher du rivage. L’après-midi nous allons les observer, toute la famille à l’eau et nous découvrons ensembles ce petit monde sous-marin. Il y a plein deapnée(3) tortues, il y a des raies aussi, et des énormes bancs de poissons qui nous contournent. Je crois qu’il y a chez moi comme un délice à faire de la plongée, se sentir comme un poisson, pousser son corps jusqu’à la limite, dépasser cette  limite, rester le plus longtemps possible dans cette océan paisible. Nous passons d’autres journées à plonger et faire des barbecues sur la plage, mais la réalité finit toujours par nous rattraper car Pauline s’éclate un orteil avec une porte métallique qui lui retombe dessus, résultat elle n’a pas pu se baigner pendant 15 jours. C’était quand même un très beau séjour au Tobago Cays.

Basile

 

TOBAGO CAYS et CHATAM BAY (Union island); par Pauline

MM900356644[1]A notre arrivée aux Tobago cays l’eau était bleu canard-WC, c’était impressionnant. C’était de  petites îles désertes et très paradisiaques.

L’île la plus proche avait un peu de relief et on y est montés pour apercevoir tout le mouillage (lieu où on peut jeter l’ancre). On y a croisés des tortues, de gros bernard-l’ermite et des iguanes. Première rencontre avec des animaux exotiques ; Dans le genre, on avait déjà fait connaissance avec les crabes de cocotiers en Martinique, et on avait  vu des tortues de mer, mais on ne s’en lasse pas. Le lendemain on est partis pour plonger dans la réserve  des tortues. Curieusement, l’eau est devenue verte. On pense que c’est des algues microscopiques qui donnent sa couleur à l’eau (le vent a du tourner et faire une réaction chez les algues, ou alors c’est peut-être la houle… ou le courant… en fait on en sait rien).

L’île d’en face était parfaite pour faire des barbecues, et on ne s’en est pas privés. On y a croisé des opossums. Drôles de bébêtes. On dirait un rat avec un nez de cochon qui grimpe aux arbres. Entre temps Erwan et Céline nous ont rejoints et je me suis amoché l’orteil.  Pendant 15 jours, je n’ai pas pu me baigner. Ça m’a posé plus de problèmes que la blessure elle-même. Ça, et les bottes en caoutchouc pour descendre de l’annexe.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x1cqom9 

 

 

Chatam Bay

 

 

Grenadines (82)

Union, c’est tout l’inverse des Tobago cays. C’est une grande île très haute. Très, très haute. D’ailleurs sans s’en rendre compte, on s’était mouillés (jeter l’ancre) vachement loin.

Chatam Bay était déserte, et la plage immense, mais on ne pouvait débarquer  pratiquement nulle part car il y avait un récif de corail tout le long. Le seul endroit où on pouvait débarquer, c’était à côté du restaurant de pécheurs, le seul bâtiment de la baie, à part un restaurant avec des bungalows en construction. Les pêcheurs était gentils, et l’ambiance, cool (il y avait constamment de la musique de Bob Marley).

Du bateau, je comptais parfois le nombre de tortues qu’on voyait remonter à la surface, puis replonger. J’arrivais à plus de cinquante en quelques minutes. Lorsqu’on partait plonger, elles se sauvaient bien avant qu’on ne les voit. Je suis partie pêcher plusieurs fois avec Basile, mais un poisson a emporté le dernier leurre et on n’a pas réussi à en trouver un autre aussi bien que le précèdent.

Biguine qui, au début du voyage détestait l’eau, a commencé à nager. Depuis un moment on l’emmenait à la plage et  on l’encourageait à venir dans l’eau avec nous. Durant cette période, elle venait parfois en courant, de bon cœur, et ressortait fière d’elle.

(Pauline)

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x1ctyqd

LES SEVEN SISTERS FALLS; par Basile

Ce matin là, nous prenons un taxi pour nous rendre dans un endroit particulier…Les seven sisters falls sont sept cascades situées au centre de l’île. On peut accéder à deux d’entre-elles par un chemin réputé  facile  par temps sec. Les pluies récentes ont  rendu le trajet plus délicat…

GRENADE (10)

 Nous voilà sur le chemin qui conduit aux cascades. Et quelle galère ! le chemin est glissant, boueux et j’ai faillis me casser la figure au moins trois fois. Enfin bon, le guide est sympa, il s’appelle Warren. Je progresse difficilement dans un chemin aussi gadoueux. Ah ! Voilà les cascades, je me les imaginais plus grandes.Nous nous baignons dans l’eau glacée de la chute. Avec Pauline et Papa nous contournons le courant que crée la cascade pour nous accrocher à la paroi rocheuse, ensuite on avance sur le côté pour se mettre sous la chute d’eau. Ça décoiffe, l’eau tambourine ma tête, quand je n’en peux plus je plonge et m’éjecte en poussant sur la roche.GRENADE (5)

 

Revenu sur le bord Warren m’explique quelque chose en anglais que je ne comprends pas,  il me montre la cascade puis ma sœur, et là je comprends… , je demande à Pauline si elle veut venir sauter du haut de la cascade :

 -« Non…je ne préfère pas .

- Bon… bah, j’y vais ! »

 Avec Warren nous prenons le chemin qui mène en haut de la cascade, si on peut ça appeler un chemin, c’est plutôt une pente de terre abrupte avec des racines pour s’accrocher. GRENADE (9)

Je monte avec peine, Warren doit avoir l’habitude car il y arrive plutôt bien, soudain une racine dans ma main casse  et je dois me retenir à Warren pour ne pas tomber (p… de chemin!), je me dis même que j’aurai dû rester avec Pauline. Ça y est nous sommes arrivés en haut du chemin (Pffff… enfin du plat), Ma réjouissance ne dure pas très longtemps car je regarde la suite et c’est encore pire, il n’y a que quelques prises pour les mains, mon corps est collé à la roche, je ne marche plus que sur un petit sentier de roche où il y a juste la place pour mes pieds. Je regarde en bas c’est le vide,  à ma gauche le haut de la chute d’eau (je ne pense plus qu’à ça), si je tombe peut-être qu’avec un peu de chance je finirai dans un fauteuil roulant. Nous voilà enfin arrivés en haut de la cascade, Warren me parle de ma sœur, je ne comprends pas et je lui dis de sauter en premier, il saute, il rentre dans l’eau et sa tête ressort (ouf ! j’ai quelques chances de survie quand même).GRENADE (4)

 Je vais sauter… J’hésite… Je regarde le chemin par où je suis monté (non je ne vais surement pas repartir par-là),  bon, ça ne me laisse plus qu’une seule solution… Je ne réfléchis pas je saute.

Wwwwooouuuuuuooouuuuu !!!plongeon2

Je reste quelques secondes (qui me paraissent une éternité) figé en l’air, puis je reviens à la  dure réalité et je m’écrase littéralement sur la surface de l’eau. Au fond de l’eau je réalise que je me suis pris un énorme plat sur les cuisses. Je remonte sur la berge tout fier de moi (malgré que  j’aie les cuisses en feu). Nous nous baignons encore un peu et nous rentrons.

Au final, une bonne journée pleine de sensations !!!

GRENADE (6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GRENADE (1()

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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